Les Amis de Montmélian présentent

Conférence

Vendredi 19 Janvier 2018

Espace François Mitterrand

20 Heures

Entrée Libre

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"Souvenirs"

du procès Klaus Barbie

par Jean-Olivier Viout

Procureur Général adjoint au procès de Klaus Barbie
Procureur Général Honoraire,
Président de l'Académie de Savoie


Jean-Olivier Viout Procureur Général à Lyon (~2010).

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Le procès de Klaus Barbie, Rappel des faits

Le procès de Klaus Barbie s'est tenu devant la Cour d'assises du Rhône entre le 11 mai et le 3 juillet 1987.

Klaus Barbie Klaus Barbie en 1987, durant son procès..

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Klaus Barbie en 1940, SS-Untersturmführer (sous-lieutenant SS). Klaus Barbie hérita du surnom "le boucher de Lyon" en raison de son zèle à torturer et déporter tant les résistants, que les juifs. Source de l'image Wikimedia Commons.

C'est le premier procès tenu en France pour crime contre l'humanité.

Déroulement du procès et principaux acteurs.

Le procès s'ouvrit le 11 mai 1987 sous la présidence d'André Cerdini, président de la cour d'assises. Pierre Truche, procureur général assisté de son adjoint Jean-Olivier Viout, pour l'accusation.

André CerdiniAndré Cerdini Président.

Pierre Truche Pierre Truche Procureur Général

Le conférencier, Jean-Olivier Viout était, en 1987, l'adjoint de Pierre Truche durant ce procès.

Le principal avocat de la défense de Klaus Barbie était Jacques Vergès.

Jacques Vergès

113 associations et personnes s'étaient portées partie civile, elles étaient représentés par 39 avocats, dont Serge Klarsfeld et Roland Dumas.
Le procès a suscité divers témoignages de témoins lesquels prirent le temps de raconter leur histoire a l'encontre de Klaus Barbie auprès de la cour.

Clic pour agrandir : La cour d'assises de Lyon.

Clic pour agrandir : Le public

Clic pour agrandir : La cour et ses jurés pendant les débats

Retentissement médiatique

Le procès Barbie fut suivi par plus de 900 journalistes français et étrangers. Il fut largement relayé dans la presse, à la radio et à la télévision.
Par ailleurs, suite à la loi du 11 juillet 1985 sur les archives audiovisuelles de la Justice, le procès fut intégralement filmé.
Après un temps légal d'interdiction de diffusion, dès l'an 2000 des extraits furent diffusés sur la chaine Histoire, et d'autres versions furent ensuite commercialisées.


Résumé de la biographie de Klaus Barbie

Source WIKIPEDIA : https://fr.wikipedia.org/wiki/Klaus_Barbie

France (1942-1944)
Au printemps 1942, comme il est bien noté et qu'il parle français, Klaus Barbie est nommé chef de la sécurité à Gex, sous-préfecture de l'Ain en France, à proximité de la frontière suisse.

En juin 1942, Klaus Barbie est affecté au Kommando der Sipo-SD (KDS) de Dijon où il est chargé de la surveillance des douaniers allemands, et à partir de juillet 1942 il est au casino de Charbonnières-les-Bains dans les faubourgs de Lyon où, avec une partie du commando DONAR, il est chargé de détecter les radios clandestines ; puis, après l'invasion de la zone libre en France par les Allemands en novembre 1942, au KDS de Lyon (commandé par Rolf Müller, début 1943, par Fritz Hollert et, à partir de l'été 43, par Werner Knab), où il prend le commandement de la section IV (lutte contre les résistants, les communistes, les juifs…).

En février 1943, Klaus Barbie devient le chef de la Gestapo de la région lyonnaise (troisième officier, par ordre d'importance, au sein du KDS de Lyon). Sous ses ordres, sont torturés et exécutés de nombreux résistants, dont Jean Moulin. Il arrête aussi personnellement, à la demande de Joachim von Ribbentrop, en août 1943, Albert Lebrun et André François-Poncet en Isère. Surnommé « le boucher de Lyon », il donne l'ordre d'exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de Juifs à Drancy — étape intermédiaire avant Auschwitz. Parmi ses victimes, se trouvent les 84 personnes raflées le 9 février 1943 au siège de l'UGIF, situé 12, rue Sainte-Catherine à Lyon, mais aussi les 44 enfants d'Izieu raflés le 6 avril 1944. Le 11 août de la même année, Barbie réussit à faire partir directement de Lyon pour Auschwitz le dernier convoi de déportés avec 650 personnes dont 342 non-juifs et 308 juifs. Lors de son procès, il est accusé d'avoir fait fusiller 22 otages, dont des femmes et des enfants, en représailles d'un attentat sur deux policiers allemands en 1943, d'avoir torturé ou fait torturer au moins une vingtaine de personnes en 1943 et d'en avoir fait fusiller au moins une quarantaine la même année, d'avoir fait fusiller 70 Juifs à Bron et beaucoup d'autres parmi les 120 prisonniers de la prison Montluc exécutés à Saint-Genis-Laval durant l'été 1944, où il est vrai que, selon Max Payot, un agent français de la Gestapo, Fritz Hollert, deuxième officier du KDS de Lyon, donc supérieur à Klaus Barbie, est présent.

Durant le premier semestre de l'année 1944, Barbie dirige également le commando de la Sipo-SD qui accompagne les troupes de répression des maquis, notamment dans l'Ain et le Jura : il torture, tue ou fait tuer de nombreux villageois censés soutenir les maquisards.

Il est également très actif du côté savoyard de la frontière franco-suisse, lieu de passage de clandestins vers la Suisse. Accompagné de son interprète Gottlieb Fuchsnote 1, il conduit des interrogatoires accompagnés d'actes de torture à l'hôtel Pax d'Annemasse en Haute-Savoienote.

Le 14 septembre 1944, le SS-Sturmbannführer (commandant SS) Wanninger recommande Klaus Barbie — déjà jugé dans un rapport de 1940 comme « discipliné, travailleur, honnête, amical, bon camarade, officier irréprochable » — pour une promotion au grade de SS-Hauptsturmführer (capitaine SS) en ces termes : « Klaus Barbie est connu au Quartier général comme un chef SS enthousiaste, qui sait ce qu’il veut. Il a un talent certain pour le travail de renseignement et pour la recherche des criminels. Sa plus grande réussite réside dans la destruction de nombreuses organisations ennemies. Le Reichsführer-SS Heinrich Himmler a exprimé sa gratitude à Barbie dans une lettre personnelle qui le félicitait pour la qualité de son travail dans la recherche des criminels et la lutte contre la Résistance.
Après la Libération de la France, Barbie parvient, blessé, à gagner la ville de Baden-Baden en Allemagne.

Après guerre (1945-1947)
Recherché par les Alliés comme criminel de guerre, Klaus Barbie figure sur deux listes : à Londres, celle de la Commission des crimes de guerre des Nations unies (UNWCC : United Nations War Crimes Commission), sous le no 48 et le nom de Barbier, alias Kreitz, et, à Paris, celle du Registre central des criminels de guerre et des suspects pour raisons de sécurité (CROWCASS : Central Registry of Wanted War Criminals and Security Suspects), sous le no 57 et le nom de Barbie/Barbier/Barby/von Barbier/Klein/Kleitz/Mayer.

Amérique du Sud (1951-1983)
Au service de l'État bolivien
En 1951, Barbie est accusé de vol par la police allemande et il est exfiltré vers l'Argentine avec le concours des services secrets américains (CIA).

La traque
Le retour en France

C'est grâce au journaliste Ladislas de Hoyos que Klaus Barbie est retrouvé en Bolivie. L’ancien chef de la Gestapo qui s’était réfugié en Amérique du Sud et se faisait appeler Klaus Altmann est interviewé et pris au piège en 1972 par Ladislas de Hoyos, de TF1, qui le fait parler de Lyon en français.
Klaus Barbie est arrêté puis expulsé vers la France le 5 février 1983.

Le procès

Son procès devant la cour d'assises du Rhône débute le 11 mai 1987, dans la salle des pas-perdus du palais de justice de Lyon.
Le 4 juillet 1987, au terme de neuf semaines de procès, et après six heures et demie de délibération, la cour d'assises du Rhône reconnaît Klaus Barbie coupable de dix-sept crimes contre l'humanité et le condamne à la prison à perpétuité « pour la déportation de centaines de Juifs de France et notamment l'arrestation, le 6 avril 1944, de 44 enfants juifs et de 7 adultes à la maison d'enfants d'Izieu et leur déportation à Auschwitz. ».
C'est la première fois que ce chef d'accusation est retenu en France.
Ce procès a fait l'objet d'un enregistrement vidéo.

Le 25 septembre 1991, Klaus Barbie meurt à la prison Saint-Joseph à Lyon, à 77 ans, des suites d'un cancer du sang et de la prostate.


Biographie de Jean-Olivier Viout, conférencier :

WIKIPEDIA : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Olivier_Viout



N.B : Les images illustrant cette page sont extraites des DVD et du WEB. Arte Editions  et INA.
https://boutique.arte.tv/detail/le_proces_barbie

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Rédigé le 20 NOV 2017.


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